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#Mon Blabla : 1 an à Paris

samedi 16 septembre 2017

"When life gives you lemons, make lemonade."



Déjà étant petite, je savais que je voulais venir vivre à Paris. J'avais beau ne pas y être allée beaucoup, j'avais des souvenirs du Louvre avec mes parents, de promenades aux Tuileries des après-midi d'automne. Mes études m'ont détournée de mon objectif de venir dès mes 18 ans, j'ai fait quelques détours par l'Allemagne, l'Autriche et Tours. Cela m'a pris quelques années de plus, mais j'y suis finalement arrivée et j'ai posé mes valises ici. Mon idée était d'y trouver un travail, et d'y faire une année de master en attendant de le trouver. Je suis certaine que je ne suis pas la seule à avoir rêvé toute ma vie de venir à Paris. L'année dernière, j'avais fait un article concernant mes trois premiers mois à Paris et mon impression de la ville. Aujourd'hui cela fait un an que j'y habite. J'ai relu mon article et il faut dire que certaines choses n'ont pas changé. J'y ai réfléchi tout à l'heure et j'ai eu envie de le mettre par écrit. Je le relirai l'année prochaine avec le sourire.

Je me rappelle que lors des premières semaines dans mon nouvel appartement, j'y étais très mal à l'aise malgré tous les changements que l'on y avait apporté. La nouvelle peinture et les jolis meubles ne suffisaient pas à masquer cette impression de bruit constant et ce sentiment d'avoir été jetée dans la fosse aux lions. Petit à petit ce malaise passe et l'on se fait à cette nouvelle vie qui bouge, sans cesse. Je me souviens aussi que durant les premiers mois à Paris, j'étais tout le temps fatiguée et très souvent malade. Il faut savoir que je viens vraiment d'une "petite" ville dont on a vite fait le tour et où tout le monde, ou presque, se connaît. Je me rappelle qu'un de mes profs de prépa avait prévenus ceux qui parlaient de poursuivre leurs études à Paris: "Uiui vous allez être contents deux semaines puis au bout de deux mois vous n'en pourrez plus du métro et de payer votre loyer aussi cher. Vous allez tous revenir déçus". J'ai quand même pris le risque d'être déçue. 



L'année passée a été riche en rencontres et en expériences. Je suis en train d'achever mon master, qui ne m'a pas forcément plu mais qui m'a permis de trouver un stage, et de ce stage, un job. Un vrai travail dans un milieu dont je ne connaissais rien mais qui m'attirait depuis longtemps, le marché de l'art! J'ai rencontré un tas de personnes fabuleuses, à la fac, au travail, aux différents événements auxquels j'ai participé.  J'ai retrouvé des ami(e)s que j'avais perdu de vue depuis bien longtemps, et retissé des liens qui s'étaient effacés avec les années. Je me suis fait de nouveaux amis le plus jeune ayant 6 mois à notre rencontre grâce à mon job de babysittor et qui m'a permis de rencontrer des gens merveilleux. Mon nouveau travail me donne beaucoup de stress car j'y suis encore nouvelle mais j'apprends énormément et j'ai aussi des collègues adorables. Tout le monde ne peut pas se vanter d'avoir des fous rires mémorables au bureau, n'est-ce-pas? 

Alors oui, mes voisins sont toujours aussi bruyants, oui la pollution pique toujours les yeux (pas tous les jours), oui j'ai tendance à être plus facilement malade ici et oui le métro c'est parfois usant (surtout quand on fait 1m60 ou moins). Oui j'habite dans une boîte à chaussure et mon loyer me coûte un bras. Oui quand je passe quinze jours tranquille chez mes parents à la campagne et que je reviens j'ai le sentiment de me faire agresser par tant de bruit et de monde. Il faut un jour pour revenir à la normale. Heureusement il ne m'est pas encore arrivé de catastrophe, comme le coup de devoir appeler le serrurier d'urgence ou de me faire voler quelque chose dans le métro, ou pire, comme cela a pu arriver à des amies... C'est vrai qu'à Paris il faut faire particulièrement attention à soi, surtout quand on est une fille. 

Cela n'empêche pas que j'adore ma nouvelle vie. J'adore courir partout, sortir du travail et filer rejoindre un ami à une expo, retrouver les gonzs sur les quais de Seine, aller boire un verre avec des copines et rentrer par le dernier métro. Le dimanche matin, je fais ma parisienne et je vais bruncher au Season puis je me balade sur l'île de la Cité un livre dans les mains. J'ai l'impression de vivre ma vie à 1000 à l'heure et j'adore ça, c'est simple je ne me vois pas vivre ailleurs qu'ici. La plupart des gens avec qui je parle de cela me disent "Oulala je finis mes études et après je me tire!" ou bien "Je sais pas comment tu fais, ça bouge trop, ça pue et les gens sont pas aimables".  

Au contraire, je trouve que les gens sont super sympa ici! Il suffit d'avoir vous même le sourire et normalement ya pas de problème! Cela dépend de la façon dont vous voyez les choses. Forcément il y a des jours sans et où vous pouvez vous permettre de faire la gueule parce que vous êtes Français (c'est une sorte de droit inné). J'ai gagné beaucoup plus de confiance en moi depuis que je suis ici, j'ai changé de style et je m'affirme plus qu'avant, moi qui suis très timide. Je détestais parler au téléphone il y a deux ans mais aujourd'hui je me retrouve à faire monter les enchères en ligne avec des clients pendant les ventes publiques! Un comble pour une timide. Même si visiblement, je le suis encore trop pour oser dire à ce garçon qu'il me plaît. Certaines choses ne changent jamais, pas vrai? Quoiqu'il en soit, si vous ressentez le besoin de changer d'air et de faire des découvertes, n'ayez pas peur de suivre vos envies et de vous lancer. Inscrivez vous à des clubs, à des événements, à des sorties culturelles, même si vous ne connaissez personne! L'important est de se lancer et de profiter.

Alors je me demande où je serai le 16 septembre 2018, mais j'espère que je serai toujours à Paris. Je ne dirais pas non à un appartement plus grand!

Dress: Monki
Shoes: Vagabond
Bag: Vintage
Necklace : Asos

Photos: ChezCharlotte

4 commentaires on "#Mon Blabla : 1 an à Paris "
  1. Super cet article ! Ça reprend vraiment bien ce que l'on peut ressentir à Paris en tant que "petite provinciale" :) Moi-même j'adorais vivre dans le 15ème mais j'avais souvent ce sentiment d'agression extérieure, de bruit... Rentrer chez mes parents était essentiel pour pouvoir me ressourcer au moins 1 fois par mois et le retour était toujours difficile. Depuis peu j'ai déménagé en banlieue proche, moi qui n'imaginais pas pouvoir sortir de Paris. Finalement je m'y sens tellement mieux, je retrouve le calme au quotidien, et je réapprends à aimer Paris... un bonheur. Ça permet de profiter de l'agitation quand j'en ai envie et d'être dans mon cocon au calme le reste du temps. Il faut trouver le compromis qui nous va et faire comme tu le fais, profiter de ce qu'on aime ici, car Paris à aussi son charme, il suffit de le voir.

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    1. Oui et encore dans le 15ème on est plutôt calés c'est assez tranquille (j'y suis moi-même). C'est clair que le weekend j'ai vraiment besoin de prendre l'air ! L'avantage d'être en banlieue c'est que tu es libre d'aller et venir quand tu en as envie oui! :) gros bisous <3

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  2. Un très bel article, comme à ton habitude �� Pour ma part, j'apprécie Paris le temps d'un weekend mais j'apprécie de vivre en province, à la compagne et de rêver à une jolie petite maison avec un jardin. Je suis contente pour toi si tu t'y épanouies ! Bisous ��

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    1. Merci Aurélie !! Pour l'instant la maison et le jardin ne font pas partie de mes rêves mais cela viendra sûrement, en tout cas tu as l'air d'être tellement cosy chez toi ça donne envie !! Gros bisous!

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